Historique

Michel Kanama lance le Congrès de Résistance Patriotique, CRP

Michel Kanama, Président national du Congrès de Résistance Patriotique, CRP

Congrès de Résistance Patriotique, CRP en sigle est le nouveau mouvement d’opposition et de résistance au régime du président Joseph Kabila au pouvoir depuis 2001. Ce mouvement vient d’être lancé par un groupe d’opposants congolais de la diaspora qui dénoncent le prolongement de mandat présidentiel qui prend normalement fin le 19 décembre prochain conformément à la constitution congolaise en vigueur.

Les opposants qui, dans la plupart sont des anciens cadres du MLC (mouvement de Libération  du Congo), de l’ARP (Armée de résistance Populaire), l’APARECO (Alliance de Patriotes pour la Refondation du Congo) ainsi que de l’UDPS se sont donnés rendez-vous le 3 et 4 décembre à Bruxelles. Ils ont désigné M. Michel Mutikila Kanama président national de leur mouvement. Dans cette assemblée constitutive du CRP plusieurs visages de l’opposition de la diaspora étaient remarquables, en l’occurrence l’ex-doyen du bureau politique de l’ARP M. Omar Bakalandwa, le Régional pour l’Europe et représentant pour la France M. Patrick Buka, l’ex secrétaire national M. Claude Kiya, le Représentant de l’ARP en Grande Bretagne Kasongo-Lunda Lomi.

La nouvelle structure a été largement saluée et a obtenu le soutien impressionnant des combattants résistants, des cadres politico-militaires. L’ancien secrétaire général de l’ARP M. Kasa-Vubu Mervyn et l’un des caciques  membre du bureau politique de l’ARP M. Ekutsu Jean-Claude y ont déclaré leur adhésion. Tous jurent sur la défense de la patrie, des valeurs socioculturelles, du patrimoine naturel et géologique et espèrent mener une résistance d’action avec des méthodes et moyens de bord adaptés aux circonstances de temps et de l’espace pour l’intérêt supérieur de la patrie et non une résistance de discours rhétoriques et de distraction qui a longtemps contribué au malheur du peuple congolais sans résultat concret.

Qui est Michel M.Kanama ?

Ce juriste procédurier de formation de 49 ans fut des premières heures parmi les cadres de la diaspora qui avaient accompagné feu président Laurent-Désiré Kabila lors de la révolution armée de 1997 contre le régime du maréchal Mobutu avec les forces de l’AFDL. Après l’assassinat du président Laurent-Désiré Kabila, il prend le chemin de l’exile et s’oppose farouchement au système de Joseph Kabila. En 2010 il fait front avec le général Faustin Munene dont il a été porte-parole et directeur de cabinet dans l’ARP pour dénoncer et combattre le pouvoir d’imposture du président Joseph Kabila. Dans l’ARP, il a été le principal responsable de l’organisation politique et idéologique du mouvement d’opposition politico-militaire depuis sa création. En novembre 2016, il claque définitivement la porte de l’ARP ; il dénonce les comportements et pratiques qui sont en contradiction flagrante avec la philosophie de la résistance.

Les opposants membres du Congrès de Résistance Patriotique (CRP) se sont résolus d’œuvrer légalement en République démocratique du Congo en tant que parti politique pour la défense des intérêts nationaux et la restauration d’un Etat de droit. Ensuite de s’organiser conséquemment pour combattre et empêcher le prolongement de mandat du président Joseph Kabila qu’ils considèrent de violation grave de la loi fondamentale congolaise, de combattre et empêcher tout système qui viserait brader la souveraineté nationale, les valeurs culturelles et traditionnelles nationales.

Le Congrès de Résistance Patriotique qui entend jouer un rôle déterminant dans le principe de respect de la constitution et des valeurs républicaines en République démocratique du Congo, veut remédier aux erreurs et échecs enregistrés jusque-là par les partis politiques et différentes organisations d’opposition et de résistance contre tout système dangereux antipatriotique en République démocratique du Congo.

Le président Joseph Kabila est au pouvoir depuis 2001, après les élections très contestées de 2006 et 2011, la constitution congolaise lui interdit de briguer un troisième mandat ; mais l’opposition observe dans ses manœuvres entretenir le flou et les intentions de modifier la constitution pour se représenter de nouveau pour un troisième mandat.

La RDC traverse une crise politique profonde depuis la réélection contestée de M. Joseph Kabila en 2011, aggravée par la non-tenue de la présidentielle et des législatives dans les délais constitutionnels cette année dont le second et dernier mandat prend fin le 19 décembre prochain. Le chef de l’État reste sourd aux exhortations de ses détracteurs qui le pressent de déclarer publiquement qu’il ne sera pas candidat à la prochaine présidentielle.

Par CongoTribune.net

RD Congo: naissance d’un nouveau mouvement d’opposition et de résistance au régime de Joseph Kabila(CongoTribune.net)